Un quart des indépendants apportent de nouvelles compétences sur le marché, selon le baromètre Yoss 2017

Réalisé avec l’EM Lyon Business school et le HUB Institute, le baromètre Yoss 2017, réalisé auprès d’un échantillon de 1 355 freelances et 255 entreprises, analyse les grandes tendances du freelancing en France.

64% des freelances disent avoir des difficultés à travailler avec les grands groupes

Premier enseignement du baromètre : 36% des freelances préfèrent travailler avec les startups et PME, malgré un attrait qui existe toujours pour les grands groupes. Pourquoi ? Les process ! 64% des freelances déclarent qu’il est «difficile» ou «pas évident» de travailler eux. La hiérarchie et l’organisation pesantes ont tendance à les éloigner, tout comme le paiement en 30 jours qui est contraignant pour leur trésorerie. 68% des freelances ont d’ailleurs connu des retards de paiement ou des impayés. Le service qu’ils ont le plus plébiscité parmi 8 propositions est de pouvoir être payé en 72h à la fin de leur mission.

Seuls 21% des opérationnels ont la visibilité sur leurs ressources externes

Si la quasi-totalité des opérationnels interrogés savent que leur entreprise travaille avec des indépendants, seuls 21% d’entre eux peuvent indiquer précisément le nombre de freelances que cela représente et 41% maîtrisent leur gestion administrative.

Pourtant, il ressort du Baromètre YOSS que les travailleurs indépendants et les grands groupes pourraient être amenés à travailler de plus en plus ensemble. Au-delà des secteurs traditionnels du freelancing (IT, communication, graphisme et consulting), le Baromètre révèle que 24% des freelances exercent des métiers nouveaux également demandés par les entreprises: data analysts, influenceurs, développeurs mobiles etc.

Le manque de visibilité des entreprises sur leur force de travail «étendue» est d’autant plus crucial pour les grands groupes qu’il y a adéquation entre l’offre et la demande sur des métiers nouveaux. Les opérationnels sont d’ailleurs déjà 47% à déclarer travailler avec des freelances au moins une fois par mois.

Aider les freelances à prendre leur statut en main

« Pour que ces deux mondes puissent collaborer plus facilement, les grands groupes doivent se réinventer et s’adapter aux besoins des freelances, ces nouveaux talents.» Romain Trébuil, Co-fondateur et CEO de YOSS. Le Baromètre montre clairement que les freelances veulent être aidés, 1. pour gérer leur administratif, 2. pour pouvoir assurer leur protection (mutuelle, assurance) et 3. pour pouvoir se former.

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