Element facilite l’identification des personnes grâce à son application mobile

L’entreprise Element a mis au point une technologie d’identification biométrique accessible à tous, sur mobile. Une application qui permettrait à des millions de personnes d’être mieux répertoriées.

En Asie et en Afrique seulement, plus d’un milliard de personnes seraient mal enregistrées et mal identifiées. C’est ce contre quoi cherche à lutter l’entreprise Element qui a mis au point une plateforme d’identification biométrique se reposant sur certaines caractéristiques physiques des citoyens. Empreintes digitales, paume de la main ou encore visage, il suffit de prendre ses éléments en photo pour enregistrer les informations dans l’application mobile, et ainsi identifier la personne en question. L’objectif des équipes est de changer la façon dont l’on peut avoir accès aux soins, mais également aux banques, par exemple, services encore aujourd’hui uniquement accessibles lorsqu’une personne est en possession de papiers d’identité en bonne et due forme.

Fondée en 2012 par Adam Perold et Yann LeCun, un professeur à la New York University, pionnier dans la recherche sur l’intelligence artificielle et directeur des recherches sur l’IA chez Facebook, à New York, la jeune entreprise vient de boucler un tour de table série A de 12 millions de dollars, mené par PTB Ventures et GDP Ventures. D’autres sociétés complémentaires ont également participé à cette levée de fonds, comme certaines des plus grandes banques ou agences de telecom d’Asie (Bank BCA, Bank BRI, Telkom Indonesia…)

Les enfants en bas âge, désormais identifiés

Selon Element, un enfant sur quatre de moins de cinq ans ne serait pas correctement et légalement identifié dans le monde, l’empêchant d’obtenir des soins suivis pour assurer son bon développement. C’est pourquoi Element s’est associé en novembre 2017 avec le Global Good Fund (organisation accélérant le développement de projets entrepreneuriaux répondant à des grands enjeux sociétaux.)

L’objectif est de permettre à de jeunes enfants d’être convenablement suivis au niveau médical, de leur plus jeune âge à l’âge adulte. Des essais sont en cours dans deux centres médicaux : le Matlab Health Research Centre du Icddr,b (Centre international pour la recherche sur les maladies diarrhéiques), au Bangladesh, et l’hôpital pour enfants d’Angkor, au Cambodge. Ces périodes d’essai et de développement doivent permettre de trouver quels éléments physiques changent le moins durant la croissance de l’enfant, permettant une bonne identification à 5, 10, ou 18 ans. Parmi les possibilités étudiées : les empreintes digitales, les pieds, la paume de la main, l’iris et même les oreilles.

Crédits photo : Element

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