Uber dévoile son rapport sur la diversité : bien, mais peut mieux faire

Le dernier rapport sur la diversité d’Uber compare la composition de la main d’oeuvre, technique ou non, de l’entreprise.

2017 a été une année difficile pour Uber, entre accusations d’harcèlement sexuel et de sexisme et l’exclusion de Travis Kalanick, ancien CEO très controversé de l’entreprise. Beaucoup était à faire pour redorer l’image de cette licorne se souhaitant ambitieuse, accueillante et luttant contre tout type d’exclusion. Pour ce faire, elle publie régulièrement des rapports sur la diversité au sein de sa main d’oeuvre, comme le font régulièrement d’autres géants de la tech, comme Facebook par exemple.

Ce dernier rapport compare ainsi les données de la masse salariale de mars 2017 et de mars 2018. Parmi les chiffres donnés, on retrouve la part de femmes dans l’entreprise, tant aux postes techniques, à responsabilités ou encore tous postes confondus. Ainsi, 33% de femmes composent la main d’oeuvre d’Uber, contre 30% en 2017. Les avancées restent toutefois minimes pour les personnes noires, qui ne représentent désormais que 8.8% des salariés, contre 8.1% l’année précédente.

Là où pèche réellement l’entreprise est dans sa capacité à offrir des postes à responsabilités à des personnes non-blanches ou non-asiatiques. Aujourd’hui, ils détiennent encore une grande majorité des postes de tech leaders. Les femmes commencent tout de même à intégrer ces groupes à responsabilités et grappillent 16% de ces postes. Pour les positions à responsabilités globales, et non uniquement technologiques ou techniques, elles sont toutefois passées de 20 à 19% entre 2017 et 2018.

Un passé handicapant pour l’entreprise

Les accusations de harcèlement sexuel ont fortement terni l’image d’Uber, l’an passé. L’organisation AnitaB.org, anciennement connue sous le nom de Anita Borg Institute for Women and Technology, a mis fin à son partenariat avec l’entreprise en mai 2017, à la suite des révélations concernant l’ancien CEO Travis Kalanick. La présidente et CEO de l’organisation, Brenda Darden, a déclaré à CNN qu’elle « resterait déterminée et résolue tant qu’elle ne verrait pas de réelles et solides preuves de changement chez Uber, pour pouvoir, à termes, reprendre notre partenariat. » Quelques mois plus tard, l’association Black Girls Code a refusé 125.000 $ de dons versés par l’entreprise pour les mêmes raisons.

Le nouveau CEO d’Uber, Dara Khoroswshahi a également commenté la publication du récent rapport sur CNN. Il explique qu’Uber « ne fait que commencer » ses améliorations en terme de diversité salariale. Toutefois, il a également annoncé ne pas prévoir d’objectifs clairs et précis  pour rester sur cette voie. Selon lui, « définir des chiffres à atteindre est encore trop tôt pour Uber. […] Les objectifs sont faciles à définir, les actions bien plus compliquées à mettre en place. Jugez-moi sur ce que je réalise, non sur ce que je dis. »

Crédits photo : Uber.com

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