Back Market lève 41 millions d’euros pour conquérir le marché étatsunien avec ses produits reconditionnés

Le reconditionnement de produits électroniques plaît, en témoigne le succès de la jeune pousse. Celle-ci peut effectivement se targuer d’avoir (re)convaincu ses investisseurs, qui viennent de lui accorder 41 millions d’euros supplémentaires, gage de la multitude de possibilités qui pourrait s’ouvrir à elle outre-Atlantique.

Fini les gadgets électroniques qui prennent la poussière dans un tiroir, Black Market participe au développement durable à sa façon en proposant, depuis 2014, de donner une seconde vie aux produits électroniques et électriques délaissés par leurs propriétaires.

Aussi, via sa plateforme, la start-up propose aux usagers de vendre leurs outils désormais inutilisés et d’acheter ceux qui leur plaisent, reconditionnés – soit remis à neuf pour être revendus – de 30 à 70% moins cher qu’au prix du neuf.

En revendant des smartphones, tablettes, ordinateurs portables, téléviseurs, matériel hi-fi, consoles de jeu, appareils électroménagers ou encore des montres connectées, la jeune pousse créée par Thibaud Hug de Larauze, Quentin Le Brouster et Vianney Vaut s’assure un avenir radieux.

Leur modèle économique repose sur un principe simple : Black Market n’est qu’un intermédiaire entre le consommateur et les usines de reconditionnement, la start-up n’assure pas le service elle-même mais à ce titre, touche tout de même 10% de la transaction.

Ce fonctionnement permet alors un développement exponentiel à la jeune pousse qui sort de 2017 avec un chiffre d’affaires de 95,5 millions, soit une progression de 220% par rapport à l’année précédente.

L’entreprise française est désormais présente dans cinq pays : la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et la Belgique.

Toutefois, les dirigeants de la start-up voient aujourd’hui plus loin que l’Europe et espèrent faire de ces 41 millions fraîchement levés, leur clé d’accès pour pénétrer le marché étatsunien. 2018 a ainsi commencé sous ce signe pour la jeune pousse, avec l’ouverture de bureaux à New-York, en plus de ceux de Paris et Bordeaux.

Là encore, pour sa troisième levée de fonds, après les 300.000 euros récoltés en 2015 et les 7 millions d’euros recueillis en 2017, la jeune pousse française a pu compter sur des investisseurs de grande envergure, tels les fonds Daphni, Aglaé Ventures, ou encore l’entrepreneur Thierry Petit, cofondateur de Showroomprivé. A ces partenaires historiques, s’ajoutent le groupe Arnault et la société d’investissement Eurazeo.

L’objectif de ce tour de financement est donc clairement annoncé : s’imposer aux États-Unis, y recruter quelques dizaines de développeurs et ainsi, faire de Black Market, une référence du mode de consommation durable à l’international.

Crédits photo : CC0 Licence

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