Le moteur de recherche Qwant étend son offre et espère devenir le prochain Google européen

En multipliant ses offres, le moteur de recherche français entend s’imposer comme une plateforme incontournable pour ses utilisateurs. Rendre son écosystème le plus exhaustif possible est ainsi le nouvel objectif de la start-up, objectif s’ajoutant au souhait du navigateur à être le plus respectueux de la vie privée possible.

Ce jeudi 14 juin, le président et cofondateur de la jeune pousse Qwant, Eric Léandri, a présenté dans ses tout nouveaux bureaux parisiens la série de nouveautés à prévoir pour le moteur de recherche, devant une assemblée composée notamment du ministre de l’économie, Bruno le Maire, et du secrétaire d’Etat au numérique, Mounir Mahjoubi.

Qwant Med pour l’imagerie médicale ; Qwant Pay pour le paiement en ligne ; Qwant Mail pour la messagerie électronique ; Qwant Maps pour la cartographie ; Qwant Sports… En élargissant considérablement son offre, la start-up française entend parfaire son écosystème, à la manière de géants californiens tels qu’Apple ou Google.

Qwant Sports sera lancé en juillet, pile à l’heure pour la deuxième moitié de la Coupe du Monde et son lot de surprises. En effet, cette section permettra à tous les amateurs de sports de prendre connaissance directement de l’ensemble de l’actualité sportive : matchs en direct, résultats, vidéos bonus, tout sera passé au crible sur le site.

De plus, plusieurs lancements importants sont prévus pour septembre avec la sortie de Qwant Mail, Qwant Maps et Qwant Pay. La première est une application de messagerie, à la manière du classique Gmail avec une particularité supplémentaire, caractéristique du moteur de recherche Qwant : un principe de non-intrusion qui se traduit par le chiffrage des données.

Qwant Maps, quant à lui, est un système de cartographie sécurisé, sans tracking puisqu’il géolocalisera les utilisateurs uniquement à leur demande et la position sera aussitôt effacée, sans utiliser leurs données.

Enfin, Qwant Pay est un service de paiement en ligne, qui tentera de concurrencer les traditionnels Apple Pay ou Google Pay.

D’autres nouveautés sont également prévues, telle Qwant Med, l’application de santé au service des médecins, qui mettra en œuvre la réalité augmentée pour soigner et opérer. Dans la même veine, le programme Qwant Sécurité civile proposera d’informer la population en cas de crise, par le biais d’alertes ou de SMS de prévention.

Innover tout en continuant de respecter la vie privée

Leur objectif est clair : “créer un environnement global sécurisé.” Ici, il faut donc comprendre que la jeune pousse souhaite être présente sur tous les terrains, tels que Google ou Apple, mais en restant encore et toujours fidèle à son principe initial de respect de la vie privée et de protection des données de ses utilisateurs.

En effet, Qwant ne récolte ni ne commercialise les informations personnelles de ceux-ci, contrairement aux GAFAM. Des pratiques qui déplaisent de plus en plus, comme l’ont montré le scandale Facebook/Cambridge Analytica ou la récente législation européenne RGPD. Le financement de Qwant repose au final sur la publicité, qui se veut donc non ciblée.

Née à Nice en 2011, la jeune pousse peut désormais se targuer d’employer 164 personnes et espère réaliser un chiffre d’affaires de 10 millions en 2018, soit le triple de ce qu’elle a engrangé l’an passé.

Toutefois, Qwant est encore bien loin du géant Google, puisque la start-up française a enregistré sur l’année 2017 un total de 9,5 milliards de requêtes, ce que le géant américain atteint en trois jours seulement. Le chemin à parcourir est donc encore long pour l’entreprise que le ministre de l’économie français, Bruno le Maire élève en modèle à suivre.

Crédits photo : Qwant

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