Uber tente tant bien que mal de récupérer sa licence à Londres

Privé de sa licence dans la capitale anglaise depuis septembre dernier, Uber est prêt à tout pour la récupérer et compte bien y arriver. Un procès en appel s’est ouvert ce lundi à Londres.

En septembre dernier, la firme américaine Uber essuyait une déconvenue de taille à Londres en découvrant que sa demande de renouvellement de licence d’exploitation dans la capitale avait été refusée par l’organisation mère, Transport for London (TfL).

Le procès qui s’ouvre en appel ce lundi est déterminant pour l’avenir de la plateforme de VTC : les représentants d’Uber auront trois jours pour convaincre le tribunal des magistrats de Westminster, à Londres, du bien fondé de leur requête.

Le dénouement de ce procès est redouté pour le groupe californien, pour lequel la capitale anglaise représente 40.000 chauffeurs, 3,5 millions d’utilisateurs et donc un chiffre d’affaires non-négligeable.

Toutefois, s’ils n’y parviennent pas, Uber pourra saisir la cour supérieure afin d’obtenir une nouvelle licence d’exploitation. En attendant la décision du tribunal, la société star de VTC aura le droit de continuer d’exercer à Londres. La bataille judiciaire pourrait donc s’avérer particulièrement longue et sinueuse, puisque l’affaire serait même susceptible d’être portée jusqu’à la plus haute juridiction du pays.

De belles paroles pour convaincre

Le géant californien essaie donc de rassurer et convaincre car, plus que l’avenir d’Uber outre-Manche, ce procès implique directement l’image de l’entreprise. Celle-ci étant déjà entaché dans divers procès à travers le monde, la plateforme de VTC ne peut plus se permettre un pas de travers, au risque de ne jamais réaliser leur objectif d’entrée en bourse, prévue pour 2019.

La société tente donc par tous les moyens de rassurer les autorités locales afin de les amadouer. Les diverses annonces pleuvent, autant de promesses que la firme américaine fait aux habitants de la capitale anglaise : davantage de transparence entre chauffeurs et passagers, l’établissement d’une relation privilégiée avec les forces de l’ordre.

Les avocats d’Uber ont adopté lundi, en affirmant que l’entreprise avait compris et agréé la décision de TfL, et qu’ainsi, ils avaient opéré des changements. La stratégie a semblé payante, tout du moins pour le moment puisque le juge ayant su gré de ces efforts, a décidé d’accorder une licence en probation de 15 mois au groupe, selon des conditions strictes et sous la surveillance accentuée de TfL.

Crédits photo : CC0 Licence

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