Presscast.io : le nouveau Google Ads des médias et de la presse

Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Le temps d’avant Google et le temps de ces affreuses agences de publicité.

“Voilà l’état des relations publiques aujourd’hui”, explique Louis Thibault, co-fondateur et CEO de la startup CommTech Presscast.io, basée à Londres. “Les relations publiques refusent de répondre à une question simple : combien me faites-vous gagner ?”

Avant Google et ses outils Google Ads, les agences de pub refusaient catégoriquement de donner des résultats clairs, censés et précis de leurs campagnes, minimisant l’importance des chiffres face à l’importance de “l’attrait d’une marque.” Google Ads a réussi à démystifier une industrie entière en en exposant sa propre farce, développe Thibault.

Solution connue à un problème connu

“Les entreprises veulent comparer ce qu’ils investissent et ce qu’ils gagnent en retour” éclaircit le CEO de Presscast.io. “C’est une base logique : ma campagne de RP me rapporte-t-elle plus que ce qu’elle me coûte ?”

Presscast.io cherche à donner une réponse claire à cette question en prenant exemple sur Google. Les entreprises peuvent ajouter une petite contribution (la taille d’un tweet environ) à un article de presse avant leur publication, et payer directement le média si le texte ajouté est publié. Ce système au “paiement au résultat” permet aux entreprises de garder un oeil sur leurs dépenses, article par article, et leurs performances grâce à des analyses de lectorat détaillées.

“Nos clients savent exactement qui a lu leurs contributions, dans lesquelles ils peuvent également inclure des liens vers le site de leur entreprise”, explique Casey Chance, également co-fondateur de la startup et CTO de celle-ci. “Ils peuvent rapidement et facilement améliorer leur taux de clic en ajustant les liens hypertextes et les articles auxquels ils contribuent.”

Perturbations à venir

“Au départ, les gens étaient sceptiques” ajoute Louis Thibault. “Ils ne pensaient pas que les médias seraient intéressés ou que les liens pourraient avoir quelconque valeur.” 6 mois après un lancement discret de la startup, elle compte d’ores et déjà plus de 4.000 utilisateurs inscrits et pas moins de 30 éditeurs partenaires.

“Nous avons d’abord attaqué le monde de la FinTech, étant basés à Londres..” finit Louis Thibault. La marketplace est, pour le moment, toujours focalisée sur le monde de l’économie et des produits financiers mais commence d’ores et déjà à attirer l’attention d’autres marchés.

“Les médias sociaux desservent très mal les entreprises de B2B, elles sont notre marché principal” conclut Chance. “Mais les entreprises B2C commencent à être curieuses et à nous contacter.”

Crédits photo : Presscast.io

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.