NBA, entre gros salaires et trophées, certains joueurs ont fait leur choix !

Depuis août 2017, une tendance semble se propager du côté des joueurs de NBA : celle de réduire son salaire pour permettre à une franchise de garder l’ensemble de son effectif. Pratique désormais vouée à perdurer ?

Il est quasiment impossible de n’avoir jamais entendu parler des Golden State Warriors et ce, même si vous n’êtes pas amateurs de basketball. Cette franchise bénéficie désormais d’une notoriété d’envergure mondiale, au même titre que les Chicago Bulls d’un certain Michael Jordan dans les années 90.

Les Warriors, un monde à part

Les Warriors dominent en effet la NBA depuis 2015, mais l’équipe a réellement décollé à l’été 2016, lors de l’arrivée dans l’équipe de la superstar Kevin Durant.

Depuis la signature de ce dernier, l’équipe est devenue tout bonnement et simplement imbattable, et aussi surprenant que cela puisse paraître, le “Snake” – surnom péjoratif attribué à Kevin Durant après avoir choisi de quitter les Oklahoma City Thunder pour rejoindre les Golden State Warriors – a été le premier à accepter de re signer avec son équipe en réduisant son salaire de $9,5M sur 2 ans, afin de maintenir l’équipe sans que celle-ci ait à échanger ou à libérer un autre joueur majeur de l’équipe, faute de budget.

Les Warriors, comme les autres équipes, sont en effet contraintes à certaines régulations. Celle du cap salarial, par exemple. Une règle qui, non respectée, engendre de grosses sanctions financières. Pour faire court, si le salaire cumulé de l’ensemble des joueurs de l’équipe est supérieur à 101.869 millions de dollars, la franchise se verra contrainte de payer une taxe de luxe évolutive, comprenant cinq échelons.

Lors de la saison 2018-2019, les Warriors ont dû s’acquitter de cette dite taxe de luxe, d’un montant de $51M, et ce malgré la révision salariale de Kevin Durant. Les Warriors ont en effet un total de $143.64M de masse salariale, dépassant de très loin le dernier échelon de la taxe.

De tels salaires et une telle masse salariale n’ont rien de (si) surprenant dans le milieu du basketball, surtout lorsqu’une équipe comporte quatre joueurs all-star – joueurs ayant disputés au moins une fois un “all-star game” – auxquels vient, en plus, s’ajouter Demarcus Cousins, ancien membre des New-Orleans Pelicans, qui a, lui aussi, préféré rejoindre les Warriors pour un montant de 5 millions de dollars. En renouvelant son contrat dans son ancienne équipe, son contrat aurait pu atteindre les 40 millions.

“I’d take legacy over money

En signant un contrat record de 145 millions de dollars en 2015, Anthony Davis a vite gravi les échelons au sein de la franchise des New-Orleans Pelicans, jusqu’à en devenir son franchise player (joueur représentant l’emblème de la franchise).

Cependant, le cauchemar commence en janvier 2018 du côté de la Nouvelle-Orléans, lorsqu’un de ses coéquipiers (Demarcus Cousins) se blesse au talon.

Anthony Davis a ainsi dû porter son équipe à bout de bras et ce, jusqu’aux phases finales de la compétition, en présentant des performances stratosphériques.

Le départ de Demarcus Cousins et un horrible début de saison plus tard, ont poussé Anthony Davis à demander le divorce avec la franchise qui l’avait drafté. Ce dernier a en effet annoncé, le 28 janvier 2019, vouloir remporter une bague – récompense que l’on offre aux joueurs de l’équipe championne de NBA – le plus rapidement et le plus régulièrement possible, avec une autre équipe.

Anthony Davis a par la même occasion balayé d’un revers de main une revalorisation salariale historique, atteignant les $240M, que lui aurait proposé les New-Orleans Pelicans l’été prochain.

Chris Paul, l’oncle Picsou de la NBA

Si certains joueurs commencent à préférer revoir leur salaire à la baisse au profit de “super équipes”, d’autres refusent encore la nouvelle tendance.

C’est le cas du meneur de jeu, Chris Paul, dont la prolongation chez les Houston Rockets cet été n’a laissée l’ombre d’un doute.

Daryl Morey, le général manager des Rockets, a offert au joueur un contrat de 160 millions de dollars sur 4 ans. Il semblerait que la faim de CP3 – surnom de Chris Paul – ait été assouvie, bien que cela semble excessif pour un joueur de son âge (33 ans) et se rapprochant de sa fin de carrière.

Non pas que Paul ne mérite pas un tel salaire, mais il aurait sûrement été plus judicieux de réduire sa part de gâteau au profit de l’acquisition d’une nouvelle superstar venant compléter le duo Chris Paul -James Harden, afin de rivaliser davantage avec les tout puissants Warriors.

Un contrat qui coûte cher à l’équipe. Selon Forbes, suite à ce nouveau contrat, aux différents petits ajustements d’effectifs et à la prolongation de Clint Capela (un autre membre de l’équipe), les Houston Rockets se retrouvent avec une taxe de luxe de $27,42M, et un cap salarial de $138,20M, ce qui n’est pas pour arranger les affaires des texans !

Crédits photo : JC Gellidon via Unsplash

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